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Où voir les plus éblouissantes expos de mode ce printemps et cet été ?

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Paris, Calais, Grasse, Moulins, Saint-Quentin, Épinal… Des Hauts-de-France à la Provence, on assiste à un vrai défilé de mode et de joaillerie dans les musées ! Que diriez-vous d’une sélection taillée sur mesure pour ne manquer aucune perle d’expo jusqu’à la fin de l’été ? Rendez-vous avec de grands noms comme Christian Lacroix, Dior, Alaïa et Mugler, tandis que se dévoilent des légendes telles que Charles Frederick Worth et Paul Poiret.

En cette année 2025, la mode est définitivement sortie de sa réserve pour briller sur le podium des musées. On vous a déjà parlé de nos coups de cœur du moment à Paris : pour être éblouis, filez donc dans les salles du département des Objets d’art du Louvre, où des silhouettes de haute couture tissent un dialogue étincelant avec les collections du musée. Toujours sur les bords de Seine, au musée du quai Branly, la route est également pavée d’or, matériau scruté sous toutes les coutures au travers d’une fabuleuse expo.

Dans les Hauts-de-France, au Louvre Lens, les habits d’artistes sont au cœur de la tendance. Tandis qu’à Toulouse, la fondation Bemberg devient l’écrin d’une réunion fabuleuse de bijoux de la Renaissance. Encore quelques idées sont à retrouver dans le défilé d’expos ultra-stylées que nous avons balisé pour vous ci-dessous. Sortez les agendas !

Au Petit Palais, les bijoux du rêve à la réalité

Vue de l’exposition « Dessins de bijoux. Les secrets de la création »
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Vue de l’exposition « Dessins de bijoux. Les secrets de la création », 2025

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© Gautier Deblonde

C’est une visite en or !  Le Petit Palais, musée des beaux-arts de la Ville de Paris, dévoile les coulisses de la création joaillière en révélant pour la première fois quelques pépites de son étourdissant fonds de dessins de bijoux de plus de 5 500 feuilles. De 1850 à 1950, l’exposition « Dessins de bijoux » couvre un siècle de styles et de techniques, où scintillent les noms de Cartier, Boucheron, Vever, ainsi que de créateurs comme Charles Jacqueau, René Lalique ou Eugène Grasset. Pour traduire l’éclat des diamants ou des rubis, les subtilités de l’émail, de l’or et du platine, on n’imagine pas la palette de savoir-faire des dessinateurs… Des sources d’inspirations aux étapes de fabrication d’un bijou : le parcours est brillant de bout en bout !

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Dessins de bijoux. Les secrets de la création

Du 1 avril 2025 au 20 juillet 2025

www.petitpalais.paris.fr

À Moulins, pleins feux sur les costumes de Christian Lacroix

Christian Lacroix en scène
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Christian Lacroix en scène, 2025

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Coll. Centre national du costume et de la scène, Moulins • © Joël Bonnard / Titania

Irrésistiblement baroque et théâtral, Christian Lacroix, 74 ans, entre en scène ! Le plus arlésien des couturiers est de retour à Moulins, où il offre au public, depuis l’ouverture du Centre national du costume et de la scène il y a près de 20 ans, son troisième défilé sur les podiums. Cette fois, l’expo scrute sa passion pour le spectacle en 140 costumes, issus de représentations données entre 2007 et 2024. Une plongée foisonnante dans le théâtre imaginaire de Lacroix, entre broderies, dentelles, fourrures, gaze, et dont les sources traversent la Renaissance, les XVIIe et XVIIIe siècles, mais aussi la Provence de son enfance, ses fleurs ou son histoire antique.

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Christian Lacroix en scène

Du 5 avril 2025 au 4 janvier 2026

cncs.fr

À Paris, Azzedine Alaïa et Thierry Mugler amis pour toujours

Exposition Azzedine Alaïa et Thierry Mugler
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Exposition Azzedine Alaïa et Thierry Mugler, 2025

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© Sai Stephane Ait Ouarab

Peu le savent mais Azzedine Alaïa (1935–2017) a signé des vêtements pour Thierry Mugler (1948–2022). C’est d’ailleurs ce dernier qui l’a incité à devenir le créateur qu’il fut. Le fil de l’amitié s’est enchâssé entre les deux couturiers à la fin des années 1970, doublé d’une admiration commune et d’une émulation créative qui vont durer des années. Taillée par l’éminent spécialiste de la mode Olivier Saillard, l’expo « Azzedine Alaïa et Thierry Mugler, 1980–1990 : deux décennies de connivences artistiques » présentée à la fondation Azzedine Alaïa rassemble une quarantaine de pièces signées Mugler et issues de la collection personnelle d’Alaïa (qui en a conservé plus de 200), lesquelles dialoguent avec les propres créations du Franco-Tunisien.

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Azzedine Alaïa, Thierry Mugler. 1980-1990 : deux décennies de connivences artistique

Du 3 mars 2025 au 29 juin 2025

fondationazzedinealaia.org

À Grasse, le goût de la Provence

Le Jardin d’Hélène
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Le Jardin d’Hélène, Vers 1780–90

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Deux ensembles de jour en coton imprimé • Coll. Hélène Costa • @ EvaLorenzini

Au cœur de la vieille ville, à côté de l’usine historique Fragonard, l’hôtel particulier de Clapiers-Cabris, qui fut autrefois la demeure de la marquise de Cabris, sœur de Mirabeau, sert d’écrin au musée provençal du Costume et du Bijou de Grasse. On y admire jusqu’à l’automne prochain un extrait de la fabuleuse collection de vêtements et de bijoux provençaux d’Hélène Costa. « Le Jardin d’Hélène » rend hommage à cette passion cultivée pendant des années par la fondatrice du musée, qui était également férue de botanique. Brodées, imprimées ou tissées, de délicates fleurs s’épanouissent sur les robes et costumes, entre azur et garrigue.

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Le Jardin d'Hélène

Du 29 mars 2025 au 3 novembre 2025

À l’École des Arts joailliers, une perle d’expo

Collier
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Collier, 1890

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Perles fines, diamants, or, argent • Coll. particulière • © Albion Art Jewellery Institute

C’est comme s’il pleuvait des perles dans la capitale ! Dans la première moitié du XXe siècle, à Paris, on ne jure que par elles. Pour sa nouvelle exposition gratuite (sur réservation) organisée dans le superbe hôtel de Mercy-Argenteau, l’École des Arts joailliers redonne son lustre à la perle qui vécut son âge d’or artistique, commercial et humain à Paris, entre la Belle Époque et les Années folles. Une centaine de pièces nacrées percent les secrets de cette « perlomanie », de la route des perles fines, venues du golfe Persique, à leur influence sur les joailliers et artistes parisiens. Le parcours revient aussi sur les raisons de son déclin, avec l’émergence des premières perles de culture, avant d’enchaîner sur son éclatant revival.

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Paris, capitale de la Perle

Du 21 novembre 2024 au 1 juin 2025

www.lecolevancleefarpels.com

À Granville, le jardin de Dior

Robes Andrieux et Vilmorin, Christian Dior, collection Haute Couture printemps-été 1952, portées par Brigitte Bardot et Sylvie Hirsch
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Robes Andrieux et Vilmorin, Christian Dior, collection Haute Couture printemps-été 1952, portées par Brigitte Bardot et Sylvie Hirsch, 1952

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Coll. Privée • © Jean Chevalier / ELLE France et © Laziz Hamani

Le monde de Dior est jardin. Le premier d’entre eux à faire fleurir l’imaginaire de « Le monde de Dior est jardin. Le premier d’entre eux à faire fleurir l’imaginaire de « Monsieur » est celui de Granville, dans la villa normande où le petit Christian Dior (1905–1957) a poussé. Si le jardin d’hiver de son enfance n’est plus, l’exposition estivale du musée Christian Dior en sème le souvenir au travers de photos d’archives et de dessins de l’illustratrice Coline Colline. De quoi ouvrir un premier sillon au thème des jardins qui furent une source d’influence majeure pour le couturier, tant en matière de mode que de parfums. Une célébration de la nature à laquelle, sous les combles au dernier étage de la villa, les actuels directeurs artistiques de la maison Dior – Maria Grazia Chiuri, pour les collections féminines, Kim Jones, pour les collections masculines, mais également Francis Kurkdjian, directeur de la création parfums – ainsi que les créateurs des accessoires, de la joaillerie ou encore des arts de la table sont également venus planter leur petite graine.

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Dior, jardins enchanteurs

Du 12 avril 2025 au 2 novembre 2025

www.musee-dior-granville.com

À Paris, la révolution de Worth

Worth, Robe d’intérieur ou tea-gown
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Worth, Robe d’intérieur ou tea-gown, Vers 1897

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Coll. Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris • © Stanislas Wolff

Il est celui qui a inventé la haute couture ! Des premiers à signer sa griffe, le Britannique Charles Frederick Worth (1825–1895) fut à la tête d’une maison installée au 7 rue de la Paix à Paris en 1858, dont l’histoire se déploie sur près d’un siècle et quatre générations de créateurs. Cette première rétrospective consacrée à ce pionnier de la mode dévoile un défilé de plus de 400 œuvres – vêtements, objets et accessoires, peintures, arts graphiques – dont des toilettes emblématiques qui promettent de briller au Petit Palais.

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Worth. Inventer la haute couture

Du 7 mai 2025 au 7 septembre 2025

www.petitpalais.paris.fr

À Épinal, un rendez-vous de gravures de mode

Laure Noël, Alice Huard, La Mode illustrée
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Laure Noël, Alice Huard, La Mode illustrée, 1877

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Chromotypographie • Coll. musée de l’Image, Épinal • © musée de l’Image / cliché E. Erfani

« Suivez-moi-jeune-homme » : c’est ainsi que l’on désignait, à la fin du XIXe siècle, un ruban flottant à l’arrière du chapeau, petit signal d’un cœur à prendre… C’est sous cet intitulé que le musée de l’Image à Épinal a choisi de scruter 200 ans d’images de mode dans la presse féminine. Pour connaître les mœurs d’une époque, jetez un œil aux journaux ! Plus de 150 œuvres, affiches publicitaires, photographies, gravures, coupures de presse et de magazines brossent un portrait de la femme au quotidien, réelle ou idéalisée, au travers des tendances, passant des crinolines et des corsets entravant les corps aux grands magasins qui font le bonheur des dames.

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Suivez-moi jeune homme -Images de mode et presse féminine (1778-1939)

Du 9 novembre 2024 au 18 mai 2025

À Saint-Quentin, l’Art déco sur son 31 pour ses 100 ans

Jeanne Lanvin, Dessin de la robe La Duse
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Jeanne Lanvin, Dessin de la robe La Duse, 1889

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Gouache • © Jeanne Lanvin

Quel chic ! Le Palais de l’Art déco, inauguré en 1927 à Saint-Quentin, dans l’Aisne, est l’écrin idéal pour fêter en beauté un centenaire qui n’a pas pris une ride. Conçu comme une déambulation à travers les pavillons culte de l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925, le parcours, intitulé « Élégance et modernité. L’Art déco a 100 ans ! », embrasse en plus de 300 œuvres (bijoux, vêtements, cristallerie, orfèvrerie, mobilier et arts graphiques) le savoir-faire d’illustres maisons qui font encore rayonner la France, telles que Vuitton, Guerlain ou Lanvin. Au-delà du style, l’Art déco offre aussi un panel d’innovations techniques ; le propre d’une révolution !

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Élégance et modernité Paris 1925. L’art déco a 100 ans !

Du 17 mai 2025 au 21 septembre 2025

www.aisne.com

À Calais, embarquement céleste avec Yiqing Yin

Yiqing Yin, Robe Orchidee collection Spring of Nuwa
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Yiqing Yin, Robe Orchidee collection Spring of Nuwa, 2024

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© Laurence Laborie

Son nom ne vous dit peut-être rien, pourtant Yiqing Yin (née en 1985) est de la trempe des artistes qui font tourner toutes les têtes. En France, où elle a fait ses études après avoir quitté Pékin à l’âge de 4 ans et grandi en Australie, la créatrice n’est pas une inconnue : distinguée par divers prix, Yiqing Yin est la première créatrice d’origine chinoise à recevoir l’appellation française de « haute couture ». Entre sculpture et nature, les créations hybrides dévoilées à la Cité de la dentelle et de la mode de Calais sont des merveilles de délicatesse et de fluidité. Une œuvre étonnante où Yiqing Yin incarne des rôles multiples : celui de main d’or de la haute couture, de créatrice de costumes pour l’Opéra, de directrice artistique et de muse derrière l’objectif.

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Yiqing Yin. D’air et de songes

Du 14 juin 2025 au 4 janvier 2026

www.cite-dentelle.fr

Au MAD, les folles années de Paul Poiret

Christian Dior par John Galliano, Ensemble du soir manteau et robe, Stourhead
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Christian Dior par John Galliano, Ensemble du soir manteau et robe, Stourhead, 1998

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Façonné de soie broché doré, peint à la main et molletonné, lamé argenté vieilli et gaufré, mousseline de soie brodée de fils métalliques argentés et de strass • © Les Arts Décoratifs / Christophe Dellière

Après Charles Frederick Worth (lire ci-dessus), l’inventeur de la haute couture au Petit Palais, place à l’homme qui a fait tomber les corsets et libéré les femmes au poitrail encagé ! En cette année où l’on célèbre le centenaire de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, le musée des Arts décoratifs de Paris déroule le tapis rouge à l’univers foisonnant de Paul Poiret (1879–1944), figure incontournable de la haute couture parisienne, de la Belle Époque aux Années folles. En 550 œuvres (vêtements, accessoires, beaux‑arts et arts décoratifs), le parcours – pensé par Marie-Sophie Carron de la Carrière, conservatrice en chef du patrimoine, sous la direction artistique d’Anette Lenz accompagnée d’une scénographie de l’atelier Paf – donne aussi un coup de projecteur sur l’influence durable de Paul Poiret, de Christian Dior en 1948 à Alphonse Maitrepierre en 2024. La mode est (toujours) une fête !

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Paul Poiret. La mode est une fête

Du 25 juin 2025 au 11 janvier 2026

madparis.fr

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