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L’exposition «Peintures 2018-2024» de Noël Dolla à la galerie Ceysson & Bénétière de Saint-Étienne au printemps 2025, avec les œuvres Bande rouge biface (points bleus, roses et verts), 2024, Plis et replis, 2018 et Tarlatane, 2023.
© Photo Cyrille Cauvet / Courtesy galerie Ceysson & Bénétière, Saint-Étienne, Paris, Tokyo
Pour faire du skate, il faut un support, une surface et hop on glisse, on décolle ! Et cela vous étonnera mais c’est la même chose dans l’art. Adolescents, Loïc Bénétière et François Ceysson, après s’être rencontrés au lycée, ont rapidement glissé ensemble, avec leurs planches, sur le bitume de Saint-Étienne comme sur la neige. Aujourd’hui, à 45 ans environ, l’un et l’autre glissent moins qu’ils ne roulent ou s’envolent…
Quand, pour gérer neuf galeries, vous devez aller de Paris à New York en passant par le domaine de Panéry à Pouzilhac, près d’Uzès (Gard), mieux vaut en effet prendre un train ou un avion qu’une planche de surf ou de skate. À Tokyo, le 17 mai dernier, les deux amis, qui ont ouvert leur première galerie à Saint-Étienne en 2006 dans un petit local de 80 m2 loué 300 euros par mois, ont défoncé à coups de maillet et avec joie le couvercle d’un baril de saké pour célébrer l’inauguration de leur nouvel espace, selon une tradition tout à fait japonaise. L’artiste Noël Dolla, venu tout spécialement, avait l’air, du haut de ses 80 ans, de s’en amuser.
Située au 8e étage d’une tour du quartier de Ginza où pullulent les boutiques de luxe, leur nouvelle galerie de 350 m2 respire une sophistication toute franco-japonaise : parquet en pavés de bois quadrillé pour rappeler les pavés parisiens, mobilier design en chêne massif et acier Corten, espace lumineux et traversant, boutique de produits dérivés originaux mêlant œuvres d’artistes français et japonais, salon VIP pour les collectionneurs…
Vue de l’exposition inaugurale de la galerie de Tokyo, ouverte le 17 mai dernier, avec les œuvres de Vincent Bioulès, Patrick Saytour, Noël Dolla et Bernard Pagès.
© Osamu Sakamoto / Courtesy galerie Ceysson & Bénétière, Saint-Étienne, Paris, Tokyo
« Il faut parfois savoir, comme Emmanuel Perrotin dont je suis admiratif, mettre la charrue avant les bœufs. »
François Ceysson
Le tout pensé spécifiquement par l’architecte d’intérieur Sophie Dries. On est loin de leur premier espace de Saint-Étienne, fait de bric et de broc, et même des aménagements des deux seules autres galeries étrangères implantées à Tokyo (Perrotin et Pace), étonnement plus petites et moins « désignées » que celle de ces challengers au chiffre d’affaires pourtant bien moins important que celui des deux mastodontes.
Quand le chiffre d’affaires de Perrotin et Pace se compte en centaines de millions, Ceysson & Bénétière réalisent un peu moins de 20 millions d’euros en vendant en moyenne 1 000 œuvres par an. Soit un prix moyen autour de 20 000 euros avec, évidemment, de grandes disparités, entre un Frank Stella à un million et un Lionel Sabatté à 10 000 euros. Pour Tokyo, ils ont investi 1,2 million d’euros de travaux quand beaucoup se seraient contentés d’un parquet en béton ciré et d’un minimum d’aménagements.
François Ceysson (à gauche) et Loïc Bénétière, les fondateurs de la galerie qui associe leurs deux noms.
© Photo Cyrille Cauvet
Pour François Ceysson, « il faut parfois savoir, comme Emmanuel Perrotin dont je suis admiratif, mettre la charrue avant les bœufs ». Entendez par là investir pour susciter davantage d’attention et de profits. Et, s’ils s’implantent à Tokyo, c’est bien pour se distinguer de leurs concurrents. Ce que dit, l’air de rien mais en y ayant vraisemblablement bien réfléchi, Loïc Bénétière : « On ne voulait pas devenir la énième galerie étrangère de Séoul ou de Hong Kong. Tous les collectionneurs, critiques et commissaires d’exposition passent forcément à Tokyo, ville qui fascine alors qu’elle compte peu de galeries actuellement, même si le marché s’y développe, grâce notamment à la création, en 2023, de la foire d’art contemporain Tokyo Gendai. »
Comme première exposition tokyoïte, le duo a conçu une rétrospective réunissant des pièces majeures du groupe d’artistes français Supports / Surfaces, dont a fait partie Noël Dolla, d’où sa présence à l’inauguration. Content et probablement fier d’être là, l’artiste jonglait entre blagues contestataires d’esprit maoïste et humour procapitaliste. « Bon, j’espère quand même que leur galerie à Tokyo va me rapporter du pognon. » Pour Ceysson & Bénétière, Dolla et les artistes de Supports / Surfaces, c’est tout à la fois leur trouvaille, leur chemin de croix et ce qui les fait vivre et exister.
André Valensi, Sans titre, 1987
Membre fondateur de Supports / Surfaces, Valensi est mort dans le dénuement en 1999 à Lomé, au Togo. Ici, sa toile carrée, assemblage de tissus imprégnés de carbonyle, s’inscrit dans une histoire de la peinture post-Malevitch.
Teinture sur carré de tissus cousus • 91 × 91 cm
Dans les années 2000, François Ceysson a une idée : créer des skates décorés de motifs « communistes » pour mieux exprimer la liberté du skate et de ces planches qui, à 90 %, sont ornées de symboles célébrant la consommation et le capitalisme américain. Si sa petite entreprise communiste marche plutôt bien, côté gestion et optimisation des ventes, ce n’est vraiment pas ça.
François décide alors d’appeler son pote Loïc parti faire Sciences Po et un stage de muséologie pour lui proposer de développer avec lui sa société de skates. Le rendez-vous a lieu à Saint-Étienne, dans la grande maison du père de François : Bernard Ceysson, célèbre conservateur et critique d’art, qui fut directeur du musée national d’Art moderne et surtout du musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne, dont il a fait une institution majeure. Bernard Ceysson est là, il vient de refuser le prestigieux poste de délégué aux arts plastiques au ministère de la Culture et souhaite créer une société d’organisation d’expositions clés en main pour les villes et les entreprises. Il propose alors à son fils et à Loïc de travailler avec lui, en parallèle à leur aventure dans le skate.
En 2004, ils fondent tous les trois l’entreprise Initiative art et conseil (IAC), avec laquelle ils produisent des expositions mais se lancent aussi dans l’édition, en réalisant un catalogue des céramiques du Palais des beaux-arts de Lille et un livre sur Claude Viallat, la figure de proue de Supports / Surfaces. Pas étonnant, quand on sait que Bernard Ceysson en est l’un des plus grands connaisseurs et l’ami de la plupart de ses protagonistes.
Le terme « Support-Surface » (sans s au départ) a été inventé par l’artiste Vincent Bioulès en 1970, à l’occasion d’une exposition organisée par le musée d’Art moderne de Paris où il participait en compagnie de Marc Devade, Daniel Dezeuze, Patrick Saytour, André Valensi et Claude Viallat (Bernard Pagès, lui, s’est rétracté avant l’ouverture). S’adjoindront ensuite au groupe André-Pierre Arnal, Pierre Buraglio, Louis Cane, Noël Dolla, Toni Grand, Christian Jaccard, Jean-Michel Meurice et Jean-Pierre Pincemin.
D’abord, c’est un mouvement sudiste. La plupart des artistes sont nés près de la Méditerranée, à part Devade, Valensi et Pincemin, des Parisiens ! Ces sudistes sont chauds et aiment la révolution. Beaucoup sont marxistes, d’autres maoïstes. Supports / Surfaces, c’est une génération, de mecs… Il n’y a pas d’artistes femmes dans leur groupe. Ces sudistes aiment la simplicité et le peuple. Pour eux, un artiste n’est pas au-dessus d’un artisan. On doit pouvoir exposer une œuvre partout, dans la rue, au sol, au plafond, au mur, dans la rue d’un village comme dans un musée.
Certains des artistes de Supports / Surfaces, dont Patrick Saytour (allongé), Claude Viallat (au centre), Noël Dolla (à droite), et Louis Cane et Marc Devade (à l’arrière-plan), à Nice en juin 1971.
© galerie Ceysson & Bénétière, Saint-Étienne, Paris, Tokyo
Mais ce sont des sudistes intellos qui écrivent beaucoup, comme dans la revue Peinture – Cahiers théoriques fondée en 1971 par Bioulès, Cane, Devade et Dezeuze. La peinture, c’est ce qui les obsède justement : comment la simplifier à l’extrême, comment peindre sans pinceau, « pinceau ridicule qui gesticule sur la surface de la toile, testicules inutiles », écrit Louis Cane en 1971 ; comment déconstruire un tableau : Buraglio récupère des morceaux de toile et des éléments de fenêtre qu’il assemble, Viallat plie ses toiles dans une valise, Pincemin les découpe, Dolla les enroule, Saytour les accroche sur des fils.
La peinture pénètre les fibres sans artifice. Elle fraye seule. Mais le motif demeure sous l’influence de Matisse et Buren avec des formes pour Viallat, des points pour Dolla et des carrés pour Valensi. Pour rompre avec le chevalet et le cadre, les artistes de Supports / Surfaces créent des toiles monumentales qui se posent du sol au mur et au plafond en magnifiant la couleur, la peinture devient sculpture, immersive et s’expose dans tous les espaces possibles. Et l’esthétique l’emporte sur l’idéologie…
Noël Dolla, Bande rouge biface (points bleus, roses et verts), 2024
Dolla, 80 ans, reste l’un des derniers artistes toujours
très engagé du mouvement.
Teinture sur tarlatane • 700 × 20 cm • © Photo Cyrille Cauvet / Courtesy galerie Ceysson & Bénétière, Saint-Étienne, Paris, Tokyo
C’est beau : on plonge avec bonheur dans les peintures « sol / mur » bleu piscine ou rouge feu de Louis Cane, on est subjugué par les 36 toiles carrées blanc et bleu de Pincemin, assemblées pour un autre carré fou, on est surpris par la beauté de trois serpillières suspendue sur un séchoir à linge de Noël Dolla…
Et si Viallat démissionne du mouvement par lettre recommandée en mai 1971, suivi par Saytour et Valensi en juin puis Pincemin en 1973, l’esprit Supports / Surfaces demeure toujours dans l’œuvre de Viallat et Dolla quand d’autres sont partis vers la figuration libre ou l’expressionnisme abstrait.
Tout est allé très vite, comme sur une planche de skate. En 2006, peu après avoir ouvert leur petite galerie de Saint-Étienne avec une expo Claude Viallat, Loïc Bénétière et François Ceysson vendent six œuvres, dont une au chef étoilé et mythique de la région, Pierre Troisgros. Ils peuvent enfin se verser un Smic. Cela ne durera que trois mois : jusqu’en 2015, ils ne toucheront aucun salaire et vivront, comme ils me le disent, « aux crochets de [leurs] épouses ».
Vue de l’exposition « IDEM » de Claude Viallat dans la galerie de Koerich, au Luxembourg, au printemps 2025.
© Christof Weber / Courtesy galerie & Bénétière, Saint-Étienne, Paris, Tokyo.
Jennifer Flay et Martin Bethenod, alors directeurs artistiques de la Fiac, les invitent à participer à la prochaine Fiac à condition de proposer un show Supports / Surfaces. C’est la révélation.
On réussit rarement sans sacrifice : pendant des années, Perrotin a dormi dans sa galerie pour éviter de payer un loyer pour un appartement ! Et comme Ceysson & Bénétière marche grâce à Viallat qui, bien que représenté par la prestigieuse galerie Templon, a accepté de faire une expo chez eux, ils pensent que cela n’est dû qu’au père de François. Ils changent donc le nom du lieu qui devient la galerie Bernard Ceysson. Une erreur car, pour le milieu de l’art, un ancien conservateur qui ouvre une galerie d’art, c’est suspect, on crie au pantouflage et à un mélange des genres qui n’est pas accepté à l’époque.
Pourtant, c’est grâce à Bernard, qui a une aventure amoureuse au Luxembourg, qu’ils y ouvrent en 2008 une galerie de 300 m2 pour un loyer modique de 4 500 euros par mois, bénéficiant de l’aide de la ville qui voulait redynamiser un quartier. Ils montent de nouveau une expo Viallat. Ça marche et les collectionneurs luxembourgeois, francophiles et très ouverts, apprécient leur programmation mixant jeunes artistes, Supports / Surfaces et même représentants de l’école de Paris comme Roger Bissière, pourtant ennemi de Supports / Surfaces.
Claude Viallat, Forme brûlée, 1973
Né en 1936, l’artiste connaît un succès non démenti depuis les années 1970, avec ses grandes peintures au motif d’osselets qui se répètent, comme une signature.
Buvard rouge • 24 × 29 cm • © Indang Museum, Daegu
La même année, ils prennent un stand à Art Élysées, une foire parisienne de moindre prestige organisée en marge de la Fiac où des artistes de qualité très inégale exposent eux-mêmes leurs œuvres. Parmi lesquels Louis Cane, ex-star de l’art français installée en face de leur stand, qui leur propose de travailler ensemble. À l’époque, il est déconsidéré mais les galeristes croient en son travail et décident de le soutenir ! Et Cane les pousse, il leur parle d’une galerie rue du Renard, à Paris, qui va fermer et qu’ils pourraient reprendre.
En dix minutes, ils disent oui alors qu’ils n’en ont pas vraiment les moyens. Les débuts de la galerie parisienne sont laborieux, même s’ils réussissent à représenter à Paris Tom Friedman, une star de l’art contemporain liée aux États-Unis à la galerie Gagosian. En 2009, ils exposent à Art Paris ; Jennifer Flay et Martin Bethenod, alors directeurs artistiques de la Fiac, passent sur leur stand et les invitent à participer à la prochaine Fiac à condition de proposer un show Supports / Surfaces. C’est la révélation.
Louis Cane, Sol /Mur, 1973
Figure du groupe Supports / Surfaces, l’artiste a joué un grand rôle dans l’élan donné à la galerie.
Huile sur toile métisse • © Indang Museum, Daegu
À l’image de leurs aînés Georges-Philippe & Nathalie Vallois qui ont réhabilité les Nouveaux Réalistes, ils conçoivent en à peine six mois une exposition historique réunissant tous les membres du groupe. Gros succès. On ne lâche pas la planche, on continue à surfer dessus. La femme de François part travailler à Annecy. François en profite pour explorer Genève et, en 2012, le duo décide d’y ouvrir une galerie dans le quartier des Bains, à proximité d’autres galeries et du MAMCO, musée d’art contemporain dirigé par Christian Bernard. Là, ils rencontrent de grands collectionneurs comme Jean Claude Gandur (qui ouvrira un musée à Caen en 2026).
Patrick Saytour, Progrès, 1968
Le succès s’étend jusqu’en Corée, avec cette année la première exposition du groupe au musée Indang de Daegu.
Tissu peint • 1 362 × 79 cm • © Photo Cyrille Cauvet / Courtesy galerie Ceysson & Bénétière, Saint-Étienne, Paris, Tokyo
En parallèle, en 2014, un autre collectionneur important, Olivier Ginon, le patron de la multinationale GL Events, leur propose d’occuper gratuitement pendant trois mois un ancien supermarché de 1 400 m2 dans une zone un peu éloignée en banlieue de Luxembourg, à Koerich. Ils y exposent des formats monumentaux de Viallat (plus de 10 mètres) et réussissent à vendre plus de 20 œuvres. D’éphémère, le lieu devient pérenne en 2015, après de lourds travaux, et ouvre avec une exposition magistrale de Bernar Venet que Bernard Ceysson a réussi à convaincre de rejoindre la galerie.
Si François et Loïc m’affirment qu’Olivier Ginon n’est pas partenaire financier de la galerie, il est en tout cas l’un de leurs soutiens essentiels, sans qui ils n’auraient pas pu réussir un tel développement. Au point qu’en 2017, après de fréquents voyages de François aux États-Unis pour rencontrer des artistes comme Robert Janitz ou Joe Bradley, le duo ouvre une galerie à New York dans un petit espace bien situé. Ils s’affranchissent alors de la tutelle paternelle de Bernard Ceysson qui leur cède ses parts. La galerie prend le nom de Ceysson & Bénétière que l’on connaît aujourd’hui.
« Nous croyons davantage à l’événement intime. Nous préférons mettre toute notre énergie à faire venir 100 personnes à Panéry pour découvrir, dans un lieu convivial et avec du temps, les œuvres que l’on y présente. »
Après New York, Los Angeles et Shanghai ? Non, justement. En juin 2021, le duo ouvre une galerie à Lyon et, en septembre, un espace monumental de 12 000 m2 à Saint-Étienne. Puis, en 2022, un autre dans le domaine viticole de Panéry appartenant aussi à Olivier Ginon, leur bienfaiteur, où ils installent des sculptures au cœur des 500 hectares, suivi en 2023 d’un lieu d’exposition à La Chaulme, dans le Puy-de-Dôme, avec 800 m2 d’espaces de vie et d’ateliers d’artistes. Comment réussissent-ils à gérer tous ces espaces avec une équipe d’à peine 25 personnes ?
« Nous avons arrêté de participer à de nombreuses foires comme Abu Dhabi, Frieze New York et Londres, Rio, Los Angeles, Chicago, etc., qui sont toutes des gouffres financiers, d’énergie et de temps ! Nous croyons davantage à l’événement intime. Les collectionneurs sont saturés d’informations avec 50 e-mails par jour et une tonne d’invitations à des previews pendant les foires. Nous préférons mettre toute notre énergie à faire venir 100 personnes à Panéry pour découvrir, dans un lieu convivial et avec du temps, les œuvres que l’on y présente. Tout le monde y prend davantage de plaisir, collectionneurs, artistes… et nous aussi. Et surtout, ça marche, on y vend davantage que sur les foires. C’est peut-être cela l’avenir des galeries ! »
Lionel Sabatté, Chouette d’Olivier, 2025
Une œuvre présentée ce printemps dans l’exposition « Sappho Patera » consacrée à l’artiste au domaine de Panéry (Gard).
Techniques mixtes • 3 500 × 2 000 cm • © Photo Cyrille Cauvet / Courtesy galerie Ceysson & Bénétière, Saint-Étienne, Paris, Tokyo
Et quand vous saurez qu’en plus Loïc continue de vivre à Saint-Étienne et François à Annecy, vous comprendrez que ce duo n’a vraiment rien à voir avec l’image que l’on se fait habituellement des galeristes. Sans nul doute « l’esprit » Supports / Surfaces les a-t-il transformés, voire contaminés ! Mais ils regardent loin et vers des horizons multiples au-delà de ce mouvement, avec des créateurs comme Orlan, Daniel Firman, Gloria Friedmann, Jean-Luc Verna, Mounir Fatmi, Wilfrid Almendra… Au total, 53 artistes qui leur donnent d’autres supports, d’autres surfaces.
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