En partenariat avec Perrotin

Jean-Marie Appriou, Vue d’exposition “Jean-Marie Appriou. La cinquième essence”, MO.CO. Panacée, 2025
MO.CO. / Pauline Rosen-Cros © Jean-Marie Appriou / Adagp, Paris, 2025
C’est une carte de France parsemée d’expositions : cet été, la galerie Perrotin met en avant les événements impliquant des artistes qu’elle défend, à Paris mais aussi sur la Côte d’Azur, en Bretagne, en Lorraine, en Loire-Atlantique… De quoi donner l’impression que, quel que soit l’endroit où l’on habite, quelle que soit la plage où l’on décidera de planter un parasol, il y aura, non loin, une exposition d’un artiste de la galerie.
On débutera l’exploration de ce foisonnement exceptionnel dans le Sud, territoire qui concentre pas moins de huit expos différentes. À Montpellier, ce sont les mondes oniriques du sculpteur Jean-Marie Appriou que l’on pourra découvrir entre les murs du MO.CO. (sur le site de la Panacée) ; le voyage, stupéfiant, nous mène des entrailles de la terre jusqu’au ciel, s’arrêtant sur des tournesols et des épis de maïs d’où surgissent des têtes hallucinées…
JR, Vue de l’exposition « Adventice » au Carré Sainte-Anne à Montpellier, 2025
© Christophe Ruiz, Montpellier Ville et Métropole.
Non loin de là, à quelques minutes à pied, le musée Fabre se concentre quant à lui sur la peinture de Pierre Soulages – qu’il connaît bien puisqu’une partie de ses collections permanentes lui est déjà dédiée. Sur plus de 1 200 mètres carrés, environ 120 œuvres composent une rétrospective inédite, la première à Montpellier depuis le décès de l’artiste en 2022, dont l’accrochage dialogue également avec quelques-uns des grands noms de la collection, Rembrandt, Courbet, Van Gogh, Picasso, Cezanne…
Toujours à Montpellier, on reste dans le noir (et blanc !) avec JR au Carré Sainte-Anne : invité à produire une nouvelle œuvre immersive, l’artiste signe ici Adventice, un panorama de végétation et de mains qui fait écho à l’histoire de la ville, la première à avoir accueilli un jardin botanique. Également en communion totale avec la cité qui l’invite, Jean-Michel Othoniel est au cœur de l’un des événements artistiques les plus fous de l’été, puisqu’il investit dix lieux de la ville d’Avignon, dont le Palais des Papes.
Jean-Michel Othoniel, Vue de l’exposition « Poussière d’étoiles », à La Malmaison, Cannes, 2025
© Mairie de Cannes
Intitulée « Cosmos. Les Fantômes de l’Amour », cette exposition se découvre comme une constellation de sonnets, qui résonnent avec l’histoire du poète Pétrarque et restera dans les mémoires comme le plus grand projet du sculpteur. Que l’on retrouve également à Cannes, dans le centre d’art récemment rénové La Malmaison, où il présente l’exposition « Poussière d’étoiles », déclinaison d’œuvres inspirées par l’origine stellaire de l’or.
À Antibes, c’est à Bernar Venet que l’on rendra visite au sein du musée Picasso – lui qui a sa propre fondation non loin de là, au Muy. Ici, l’artiste investit tout à la fois l’extérieur du musée, avec un ensemble de sculptures dialoguant avec le paysage de la Méditerranée, et ses intérieurs, où nous attend une toute nouvelle série de Generative Angles Paintings.
À gauche : « Generative Angles Painting – Blue 4 », Bernar Venet, 2024 ; À droite : « Où et quand ? Lourdes », Sophie Calle, 2005–2008
À gauche : Photo: Claire Dorn. ©Bernar Venet / ADAGP, Paris, 2025. Courtesy de l’artiste et Perrotin ; À droite : Photo: Jean-Baptiste Mondino. ©Sophie Calle / ADAGP, Paris, 2025. Courtesy de l’artiste et Perrotin
Du côté de l’Occitanie, Sophie Calle bénéficie de sa toute première rétrospective dans la région au Mrac de Sérignan. « Êtes-vous triste ? » réunit quelques-unes de ses œuvres les plus célèbres – et les plus poignantes, autour du grand chagrin d’amour de sa vie ou du décès de sa mère. Les fans pourront se rendre également au Château La Coste pour découvrir son exposition « Chasse gardée »… Avant de prendre un bateau pour aller voir, sur l’île de Porquerolles, l’exposition « Les géologies du rêve » du génial Julian Charrière, artiste engagé pour l’écologie, dans la coupole du fort Sainte-Agathe, sur l’invitation de la fondation Carmignac.
À gauche : « Vertigo », Julian Charrière, 2021–2025 ; À droite : « Adventice, #2 », JR, 2025
À gauche : Coproduction Fondation Carmignac et l’artiste, Courtesy de l’artiste, Détail de l’installation Soothsayers, Dittrich & Schlechtriem, Berlin, Allemagne, 2021 ©VG Bild- Kunst, Bonn, Allemagne. Photo : Jens Ziehe ; À droite : © JR
Cette dernière héberge aussi une sublime exposition collective intitulée « Vertigo » et signée du commissaire Matthieu Poirier, qui réunit encore une fois quelques artistes de la galerie Perrotin, comme Bernard Frize, Hans Hartung, Anna-Eva Bergman ou Lynn Chadwick.
Outre le Sud, le reste de la France n’est pas en reste : Iván Argote fait partie du parcours en plein air du Voyage à Nantes, Claire Tabouret s’empare du musée des Beaux-Arts de Rennes, Maurizio Cattelan orchestre une gigantesque exposition pour les quinze ans du Centre Pompidou-Metz, Chen Fei étonne les visiteurs du Consortium de Dijon, Johan Creten disperse quelques sculptures monumentales dans la ville d’Orléans et Georges Mathieu renaît à la Monnaie de Paris. Ville où l’on verra également, entre les murs de la galerie Perrotin rue de Turenne, un solo de Matthew Ronay. Un été hyperactif, on l’a dit !
Perrotin Summer Exhibitions in France
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